Journal de bord du "El Mosquito", 19 juillet 1715
23°22'27" Nord 82°15'54" Ouest : à 10 miles des côtes, près du Port de Ciudad de La Habana
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Une vingtaine de volontaires de la "la Santa Muerte" ont appareillé à bord de "El Mosquito".
Associé au capitaine William Curens, notre bon capitaine Cavallo a réuni une flotte pirate immense, avec pour but de rançonner la "Flotte au Trésor" espagnole qui est enfin réunie par l'amiral Ubila : elle n'aurait plus profité des courants favorables du Golfe Stream depuis 13 ans, c'est donc peu dire que les cales sont pleines !
Néanmoins, l'expédition est au point mort depuis 2 ans et des désertions commencent à se faire sentir : charge à nous d'aller laisser traîner nos oreilles sur les quais de la marina afin de rapporter renseignements et informations, le tout dans la plus grande discrétion.
J'ai rangé dans un petit coffre les documents nécessaires à notre mission : lettre de mer, passeport espagnol, rôle d'équipage, connaissement. Je pense pouvoir donner le change à la capitainerie, mais surtout j'espère que personne ne m'y reconnaitrera !
Parmi les volontaires, j'ai aperçu la jeune et jolie Anaké, mes compatriotes le servant de pièce Felipe Barroz et le moucheur Esteban Silva, ainsi que ce français doc-escrimeur Pierre-Antoine De Qeylar : nous formons là une fine équipe qui va se précipiter en arrivant à la Sirène pour demander à Thereza si des officiers ne se seraient pas par hasard montrés un trop bavards sur l'oreiller...
Voilà déjà plusieurs saisons qu'Akané a rejoint les petits frères qui voyagent sur la Grande Bleu. Elle les a rencontré par hasard sur une plage, sans doute les a-t-elle sauvé. Sa curiosité et son envie de chevaucher la Grande Bleue ont été plus fort que les regards et sourires carnassier des étrangers échoués.
RépondreSupprimerLes Manas de Gonawindua, l'ont autorisé à partir avec eux. Ils sont ignorants des esprits, de Aluna, la Mère et Anaké doit souvent leur montrer la meilleur façon de vivre dans la forêt ou comment garder l'équilibre.
Elle ne comprend pas toujours leurs motivations et ils ne doivent sans doute pas comprendre la sienne.
Sous la protection initiale de Mounos et Capitène, elle a su apprendre les mots de leur langue et trouver sa place sur la coquille de bois.
A présent, elle chevauche "le moustique" car la tribu est en chasse. Ils sont sur la piste d'une proie aussi précieuse que dangereuse. Anaké regrette de poser le pied dans la ville des petits frères. Mais en présence de Dok, Begidé et Estébane, elle ne craint rien ni personne.