mercredi 12 juin 2019

Mais où est-on bordel ???

Au petit matin du 31 juillet 1715, la tempête est finie, mais la Santa Muerte est fracassée, partiellement en haut d'un arbre, en partie au sol. Tout l'équipage est plus ou moins blessé, à part moi, du coup j'en profite pour gueuler sur les survivants.

On procède au triage des 200 matelots, pendant que Munoz est descendu du haut de l'arbre via un hamac, et pendant qu'on s’époumone à rechercher le capitaine. Tous les valides s'affèrent à rassembler ce qui est intact et/ou qui pourrait s'avérer utile, Esteban finit même par trouver un mousquet en état de fonctionnement !

Mais on a atterri où, bordel ? J'envoie des hommes en repérage.

Au bout de quelques heures, le triage est fini. Le compte n'est pas beau à voir.... seulement une 20aine de survivants valides, à peu près, plus une 10aine en mauvais état qu'on peut espérer revoir un jour, dont le coq "poussin". Le Doc français et MacKenzi soignent tous ceux qu'ils peuvent, comme ils le peuvent.

On a de quoi bouffer, et un peu d'eau. Le capitaine a disparu, le chirurgien est mort. On tiendra quelques jours, voire quelques semaines si on se rationne, mais bordel, on est où ?

Anaké part en repérage pour trouver de l'eau, Felipe l'accompagne : ils rentrent bredouille à la tombée de la nuit.

Le climat est chaud et humide, le médecin nous prévient : "va y avoir autant d'infections que de putes dans un bordel !"

A la nuit tombée, alors qu'on fait du feu, 3 des 5 hommes partis en repérage reviennent, sans avoir ni aperçu de bateau ni avoir déterminé où on se trouvait, bordel !
On fait donc des tours de garde au cours la nuit, on ne sait jamais, et d'ailleurs, on a bien fait, car P'tit Louis décide de rentrer de patrouille en pleine nuit, en flanquant les miquettes à Anaké : Joly Rogers est mort durant le repérage, mais ils ont peut-être trouvé une source d'eau !!!

Au petit matin, les soignants soignent, et j'envoie 3 groupes en repérage :
- le premier avec Anaké et Filipe pour remonter la piste de P'tit Louis
- le second avec Esteban pour longer un côté de la côte
- le troisième pour longer l'autre côté de la côte
Merde, Poussin est mort. Et on ne sait toujours pas où on est, bordel de merde !!!

Anaké trouve de quoi boire, Esteban trouve de quoi dormir, le troisième groupe trouve de quoi boire ET dormir : ça aurait été une bonne journée si on n'avait pas repéré ces espagnols à quelques heures de marche de la Santa Muerte ! Il faut qu'on décampe, et au plus vite : du coup, on prépare la chaloupe et on s'apprête à déménager, même si on ne sait toujours pas où on a échoué, et que putain, qu'est-ce que ça m'énerve !!!!!!!!!

mercredi 22 mai 2019

Départ en tempête

"Furie"

On prend donc la mer dans la frégate hollandaise du Piètre et on rejoint la flotte de pirates.

Esteban parvient à faire les signes de reconnaissance qui conviennent avant que tout le monde nous tire dessus, ouf : une chaloupe nous est envoyée, on peut ainsi rejoindre la Santa Muerte, où Munoz pourra enfin être soigné à peu près convenablement. On s'empresse de faire notre rapport au capitaine, et on sert les fesses...

Bon, ça passe. Alors la flotte partira le 24/07/1715, on compte environ 22 navires au total.

Quand tout est prêt, on part pour se mettre en embuscade, malheureusement, alors qu'on est en planque, le ciel se gâte : tous les signes laissent penser qu'une tempête va nous tomber sur le coin de la gueule !

Les officiers se réunissent pour décider de la suite, et ils ne se mouillent pas : chaque bateau doit organiser un conseil et voter. On choisit de maintenir le guet-apens, comme la majorité des autres navires.

Sauf que le brouillard se lève. Dense, salé. Un putain de brouillard comme personne n'en a jamais vu jusqu'ici !
Puis la pluie tombe : des seaux entiers de flotte nous dégringolent dessus ! ça fait peur à certains bateaux qui rentrent se mettre à l'abri, nous on reste.
Et c'est là que le vent s'est levé, avec une houle de 10 mètres : pas facile de pisser dans ces conditions !

On fait alors les grandes manœuvres afin de résister aux assauts de cette garce de tempête : le vent accélère encore, mais on s'en sort bien... pour l'instant...

Une gigantesque vague me renverse mais je parviens à rester sur le pont, McKenzy manque de passer par dessus bord et se retient in extremis à un cordage, des objets volent de partout, les autres se sont attachés aux mâts. Munoz se prend un marin volant, j'arrive à en esquiver un autre, Doc se planque en soute : c'est l'enfer !

Et là, on se rend compte qu'on fonce sur une goélette : j'hurle des ordres sans même savoir si quelqu'un m'entend, Esteban se précipite vers le timonier en espérant prendre la vague correctement... ça passe, on monte, on monte, ça craque ? on monte, on décolle, et on retombe... sur la goélette !!!

Mais comme un malheur n'arrive jamais seul, on continue notre course sur la vague suivante, on monte, on monte encore, on décolle, et on retombe sur.... bah ça craque là, non ? Ah... ça s'arrête.

Putain, on est dans un arbre !!!!!!!!!!!

mercredi 13 février 2019

dans la rête de Lorenzo "Furie"

Merdasse !

Pute borgne !

Faut qu'on décampe fissa, mais Munoz se vide de son sang, m'étonnerait qu'il tienne 1/4 d'heure de plus comme ça !
Ah tiens, le doc s'occupe de lui, il va peut-être pas y rester aujourd'hui... mais bordel de foutre, qu'ils se dépêchent à le porter sinon on va tous finir au panier à crabes !

Ah, un porche où se planquer, la bonne idée les copains, car on n'arrivera jamais à les semer ces cons...

Par les seins de la déesse des océans : on s'abrite pile poil sous le porche d'un marchand qui fait de la contrebande et qui nous cache dans sa planque... faudra que je pense à jouer aux dés tout à l'heure vu la veine qu'on a !

Munoz passe entre les mains du chirurgien, on verra s'il s'en tire. Esteban se fait rafistoler aussi car il a bien morflé.

On passe toute la nuit dans la cachette, les heures sont longues après le coup de canon, on fait des tours de garde quand même, au cas où, mais ce marchand n'est pas un fils de pute, on a misé sur le bon cheval : il nous nourrit en prime !

Bon, la fuite s'organise : on lui a acheté (ou loué, j'ai pas pigé) une charrette pour traîner le futur-ex-faux-capitaine, on passe un mot via le réseau de contrebande pour essayer de retrouver les copains du El Mosquito, on s'équipe un peu, on s'habille de circonstance.

Arrivés au rendez-vous, on retrouve 9 gars : l'en manque 2, ça me tire la larmichette.

Notre chance de cocus nous suit : on parvient à sortir de la ville sans problème, et on atteint la crique du Piètre. Il nous félicite car on a pas abandonné le Munoz... j'ai bien fait de pas trop insister auprès des autres pour le laisser crever sur place car j'avais peur qu'il nous ralentisse trop...

Aller, en bateau, ça m'avait manqué : on fout le camp de ce merdier !!!!

mercredi 12 décembre 2018

Foi de Lorenzo

Foi de Lorenzo, je n'avais jamais vu ça auparavant : être cantonné à quai, sur le bateau, alors que les putes et les tavernes de La Havane nous tendent les bras grands ouverts... saleté de parano de Munoz, comme si on ne savait pas lever l'ancre rapidement en cas de grabuge... en tout cas, il est parti avec 5 gars et nous a tous interdit d'aller boire des godets et culbuter des gonzesses, on va encore se faire chier à jouer aux dés... qu'est-ce que je ne donnerai pas pour me défouler !

Pute borgne, les gardes côtes espagnoles qui se ramènent ! On n'a pourtant rien fait de mal, ou alors pas trop... fait chier, y en a encore un qui a dû y aller trop fort avec le rhum hier soir...

Houla, non, ils ne sont pas là juste pour une rixe de taverne ou une fille de joie non payée, ils sont combien ? genre 10 ? et avec un gradé ? et un espèce de clodo qui bave sur notre dos ? mais c'est quoi ce merdier ?

Putain mais il fait quoi Munoz, on se fait débarquer là, ils vont tous nous serrer au cachot ! Ah, revoilà justement le sous-capitaine avec les gars partis ce matin, est-ce qu'ils vont régler ce merdier rapidement ?

Ah non, pas vraiment... hou putain ça tourne au vinaigre ! hé mais merde, c'est qu'ils nous tirent dessus ces connards !
Ils savent même pas viser ! Je m'en vais leur apprendre à rester sage, ça va me défouler de casser des nez et de péter des bras, aller, baaaaaaastooooooon !

Voilà, on les a bien rétamé, ils font moins les malins. Ah, Munoz non plus ne fait pas le malin on dirait... ah merde, j'entends les renforts qui arrivent, cette fois on est foutu, à moins de quitter prestement la ville !!!!

allers et retours en cambrousse

A nouveau, je fais la queue à la capitainerie, et à nouveau ça ne sert à rien du tout...

Filipé et le doc n'ont pas trouvé de français en écumant les tavernes, mais je les soupçonne de ne pas avoir bien cherché, si ce n'est au fond de leur chope. On n'en sait donc pas plus sur le jour du départ du Griffon.

Heureusement, Esteban a rendez-vous avez un hollandais, il doit faire partie de la bande qui se renseigne comme nous en ville : espérons que ça déverrouille notre enquête !

On va à 6 au rendez-vous, histoire de montrer nos muscles, mais le hollandais est tout seul au rendez-vous. Il nous emmène en dehors de la ville, on parcourt la campagne pendant un bon moment pour arriver enfin à ce qu'on appeler un guet-apens : 15 hommes armés nous attendent patiemment avec le capitaine Piète Van Aarde, un bandit connu pour ses petits coups mais à la réputation d'homme juste, bien que dur et rancunier.
On réussi à sauver notre tête au cours d'une sorte de négociation... en tout cas il doit demander l'avis à son équipage pour intégrer ou non l'armada de notre capitaine et il nous donne rendez-vous le lendemain.
On n'a pas avancé, mais on n'est pas mort, et ça se trouve demain on aura avancé ! On rentre donc juste avant le coup de canon. Mais cette fois-ci, tout le monde dort à bord du El Mosquito : il faut se tenir prêt. Au cas où.

Le lendemain, je cantonne tout l'équipage à bord et retourne au rendez-vous tôt le matin avec les mêmes hommes que la veille.
Cette fois-ci, Piète Van Aard nous attend à un autre endroit, encore plus reculé, mais l'humeur n'est pas au guet-apens : son équipage est OK pour participer à la Grande Chasse. On se retrouvera dans 2 jours dans une crique au nord de La Havane afin d'aller rejoindre ensemble notre Capitaine : il n'est pas utile de se presser selon lui, car même s'il ne lâche pas plus d'information, il nous assure que la Flotte au Trésor ne quittera pas le port tout de suite.

On s'en retourne donc à notre bateau pour faire le point.


mercredi 28 novembre 2018

quand on tourne en rond

Un coup de canon : le port de La Havane ferme pour la nuit, au grand bonheur des tavernes et des femmes de petite vertu.

Malheureusement, nous ne rentrons pas tous au bateau : le doc est quant à lui au poste de garde... j'y vais avec 20 pièces de huit et Filipé, nous passons rapidement le planton de service qui nous amène devant le Lieutenant Garcia Primera : échec cuisant, la somme est trop petite sachant qu'il est noble, mais s'il avait de quoi prouver qu'il est noble alors il ne serait pas enfermé... un beau sac de nœud qui me donne la migraine, je vais me coucher !

Pendant ce temps, Esteban commère dans les tavernes de jeu : j'espère qu'il aura récolté plus d'informations que de dettes !

Le 20 juillet 1715 au matin, nous retournons au poste de garde. Par chance, les effectifs présents ne sont pas les mêmes que la veille : la somme proposée (10 pièces de 8) convient manifestement, nous récupérons donc le doc (et sa rapière dont il paye la caution rubis sur ongle).

Je vais cueillir le "médecin" Sandro : aucun fruit n'a mûri pendant la nuit... j'ai donc perdu une belle somme juste pour arroser un arbre pourri...

On décide de se focaliser sur le bateau français : je vais contacter le placier du port puis je vais (re)faire la queue à la capitainerie pendant que Filipé et le doc cherchent des marins français et qu'Esteban commère avec des commerçants. Je crois bien qu'il a obtenu un rendez-vous : espérons que ça fasse avancer notre enquête sinon on va se faire chier dans les bottes par le capitaine...

mercredi 7 novembre 2018

Enquête à La Havane

Après 1 journée de voyage, nous arrivâmes donc dans cette immense ville : on la dit peuplée de 30 000 âmes. Depuis 2 ans, le gouverneur capitaine général est le Marquis Detores di Alana, mais il a récemment été secondé par un vice-gouverneur.

Accoster dans ce port n'est jamais un jeu d'enfant, mais les vents nous sont favorables et je n'ai que peu d'ordres à donner : l'équipage fait un travail remarquable aussi bien à l'entrée que lors de l’abornement des douanes. Se frayer un passage parmi 1 milliers de navires est complexe, le réussir aussi brillamment relève quasiment de l'exploit.

Avec ses yeux de lynx, ou alors parce qu'il ne participe pas très assidûment aux manœuvres, Esteban repère nombres de navires sous pavillon espagnol mais dont l'origine provient de plusieurs nationalités. Fait marquant : une frégate française mouille aux côtés de toute cette flotte hispanique.

Après avoir accosté au ponton qui nous avait été attribué, je divise l'équipage en 3 groupes : 8 restent sur le bateau, 5 vont enquêter dans les ruelles du port, et les 4 derniers gagnent le privilège de m'accompagner... et doivent donc subir une bonne heure de queue à la Capitainerie...
On a le temps de repérer que notre bien aimé capitaine est fortement recherché par ici, et je constate que le mélange des origines fait que les gens sont ouverts d'esprit ici : pas un seul ne fait une remarque désobligeante ou a un geste déplacé envers Akané !
Par contre, le français de notre groupe qui a tenu a garder son arme sous prétexte qu'il est noble a déjà maille à partir avec les autorités locales : pour cette fois il s'en sort mais je gage qu'ils n'en ont pas fini avec lui !

Lors de nos pérégrinations, nous faisons la connaissance de Sandro, ancien médecin reconverti en camé en manque, je flaire la possibilité d'obtenir des infos à pas cher en lui faisant du chantage... peut-être le regretterais-je plus tard !

Ensuite, nous profitons de la compagnie de la belle Agnès afin d'être introduit auprès de Théréza. On apprend que, depuis quelques jours, la ville est plus calme qu'à son accoutumé, ça sent le départ imminent de la Flotte au Trésor, ce qui nous est confirmé par la jolie Clara : la gredine entretient une relation tarifée mais régulière avec le capitaine français Antoire Dère, officier sur le Griffon. Son bateau aurait été imposé par le gouverneur à Ubila pour participer au convoi, afin de transporter diverses marchandises appartenant à divers marchands du coin...
Malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à nous poser des questions et à en poser à Clara : un hollandais du nom de "Piètre" s'intéresse également au Griffon !

De retour au port, notre noble de français en remet une couche avec les autorités locales, mais finit cette fois en cabane pendant que nous autres regagnons le bateau...