mercredi 12 décembre 2018

Foi de Lorenzo

Foi de Lorenzo, je n'avais jamais vu ça auparavant : être cantonné à quai, sur le bateau, alors que les putes et les tavernes de La Havane nous tendent les bras grands ouverts... saleté de parano de Munoz, comme si on ne savait pas lever l'ancre rapidement en cas de grabuge... en tout cas, il est parti avec 5 gars et nous a tous interdit d'aller boire des godets et culbuter des gonzesses, on va encore se faire chier à jouer aux dés... qu'est-ce que je ne donnerai pas pour me défouler !

Pute borgne, les gardes côtes espagnoles qui se ramènent ! On n'a pourtant rien fait de mal, ou alors pas trop... fait chier, y en a encore un qui a dû y aller trop fort avec le rhum hier soir...

Houla, non, ils ne sont pas là juste pour une rixe de taverne ou une fille de joie non payée, ils sont combien ? genre 10 ? et avec un gradé ? et un espèce de clodo qui bave sur notre dos ? mais c'est quoi ce merdier ?

Putain mais il fait quoi Munoz, on se fait débarquer là, ils vont tous nous serrer au cachot ! Ah, revoilà justement le sous-capitaine avec les gars partis ce matin, est-ce qu'ils vont régler ce merdier rapidement ?

Ah non, pas vraiment... hou putain ça tourne au vinaigre ! hé mais merde, c'est qu'ils nous tirent dessus ces connards !
Ils savent même pas viser ! Je m'en vais leur apprendre à rester sage, ça va me défouler de casser des nez et de péter des bras, aller, baaaaaaastooooooon !

Voilà, on les a bien rétamé, ils font moins les malins. Ah, Munoz non plus ne fait pas le malin on dirait... ah merde, j'entends les renforts qui arrivent, cette fois on est foutu, à moins de quitter prestement la ville !!!!

allers et retours en cambrousse

A nouveau, je fais la queue à la capitainerie, et à nouveau ça ne sert à rien du tout...

Filipé et le doc n'ont pas trouvé de français en écumant les tavernes, mais je les soupçonne de ne pas avoir bien cherché, si ce n'est au fond de leur chope. On n'en sait donc pas plus sur le jour du départ du Griffon.

Heureusement, Esteban a rendez-vous avez un hollandais, il doit faire partie de la bande qui se renseigne comme nous en ville : espérons que ça déverrouille notre enquête !

On va à 6 au rendez-vous, histoire de montrer nos muscles, mais le hollandais est tout seul au rendez-vous. Il nous emmène en dehors de la ville, on parcourt la campagne pendant un bon moment pour arriver enfin à ce qu'on appeler un guet-apens : 15 hommes armés nous attendent patiemment avec le capitaine Piète Van Aarde, un bandit connu pour ses petits coups mais à la réputation d'homme juste, bien que dur et rancunier.
On réussi à sauver notre tête au cours d'une sorte de négociation... en tout cas il doit demander l'avis à son équipage pour intégrer ou non l'armada de notre capitaine et il nous donne rendez-vous le lendemain.
On n'a pas avancé, mais on n'est pas mort, et ça se trouve demain on aura avancé ! On rentre donc juste avant le coup de canon. Mais cette fois-ci, tout le monde dort à bord du El Mosquito : il faut se tenir prêt. Au cas où.

Le lendemain, je cantonne tout l'équipage à bord et retourne au rendez-vous tôt le matin avec les mêmes hommes que la veille.
Cette fois-ci, Piète Van Aard nous attend à un autre endroit, encore plus reculé, mais l'humeur n'est pas au guet-apens : son équipage est OK pour participer à la Grande Chasse. On se retrouvera dans 2 jours dans une crique au nord de La Havane afin d'aller rejoindre ensemble notre Capitaine : il n'est pas utile de se presser selon lui, car même s'il ne lâche pas plus d'information, il nous assure que la Flotte au Trésor ne quittera pas le port tout de suite.

On s'en retourne donc à notre bateau pour faire le point.